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MASCLAT EN QUERCY

Divers

(1)   Nous avons vu au début de cette étude que le bourg de Masclat s'étirait au long des routes en plusieurs directions. Le visiteur, non averti, s'étonnera de voir sur le mur d'une petite grange située à la sortie de la commune, et à main droite, au bord de la route qui mène vers Mareuil via Rebec, une sculpture bien curieuse. Elle représente, en grandeur plus que nature, un personnage sculpté en bas-relief, se tenant le cou de sa main gauche et qui semble se frotter le ventre avec son autre main ; la bouche, largement ouverte, communique avec l'intérieur du bâtiment. Le tout est de facture très primitive mais bien expressive...

(2)   Selon la légende (il y a toujours des légendes dans ce vieux et si attachant pays), l'image, cette « charge » pourrait-on dire, aurait été faite jadis par un paysan, lequel voulait se venger du seigneur qui voulait « l'affamer et l'escroquer », ce seigneur (lequel ?) ayant perdu le procès qu'il avait intenté à notre paysan... L'explication vaut ce qu'elle vaut... de toute façon l'image est cocasse.

(3)   Une autre légende, racontée encore par quelques vieilles gens, veut que le château de Masclat ait été construit (ou reconstruit ?) avec les pierres provenant de la démolition du prieuré de Caminel, autre lieu bien pittoresque, ne serait-ce par sa foire de St-Laurent, qui s'y tient chaque année, à l'ombre de châtaigniers plus que centenaires, le 11 Août et attire en cet endoit une grande affluence. D'après cette légende, il paraitrait que les mulets chargés du transport des pierres avaient tant de fois fait le voyage, qu'il n'était plus nécessaire de les accompagner tant ils connaissaient le chemin.

(4)   On dit aussi que le château de Masclat serait relié à celui de Fénelon, à St-Mondane, par un souterrain aboutissant à Fénelon, au fond du puits de 95 mètres de profondeur existant en ce château dans le cour d'honneur dite « le cloître ». Au fond du puits du château de Fénelon se trouverait l'amorce de ce souterrain...

(5)   Dans les manusrits du chanoine Albe, nous relevons que dans l'assemblée du clergé du diocèse de Cahors, tous les députés étant réunis en la maison épiscopale, le 10 Mai 1602, il fut dit que le seigneur de Masclat avait fait enterrer sa femme, qui était de religeon prétendue réformée, en l'église de Masclat, contre la teneur des Edits, Le syndic du châpitre du Vigan (de qui dépendait la paroisse) poursuivit l'affaire au Sénéchal de Gourdon ; le seigneur fut condamné à tirer sa femme du lieu où il l'avait mise dans l'église (Albe, ms Cahors. A cette époque, était seigr de Masclat, Jean de Vervaix, qui avait épousé le 17 Mars 1582, Delle Claude de Baynac. Ils étaient de religion protestante, il est à penser que c'est d'eux dont il s'agit là). Il fit appel devant la chambre de (Castres), mais le chapitre du Vigan obtint des lettres d'anticipation en la cour de Parlement de Toulouse qui annula l'appel et ordonna la mise à exécution de l'arrêt.

(6)   Cependant le seigneur de Masclat poursuivait toujours son affaire devant la chambre mi-partie et y faisait assigner le Chapitre « Tout celà fait beaucoup de frais », vint dire dans l'assemblée Me Armand Péjode (Poujade ?), chanoine du Vigan et Maitre d'oeuvre de Souillac. On décida que l'exécution de l'arrêt serait poursuivie au nom de l'Evêque, mais aux dépens du chapitre... (Albe, ms. Cahors).

(7)   Le chanoine Albe dit aussi que, en 1381 et en 1382, les Anglais étaient à Masclat, sous le commandement du Chef Bocatort, lequel, après plusieurs tentatives fut fait prisonnier avec capitaine de Roc'Amadour. Le chef de bandes, Nolin Barba protesta contre cette prise (Albe, ms. Cahors).

(8)   Les Anglais y avaient déjà été en 1355 (Papiers R. Champou).

(9)   On sait que, en 1780, les Salignac-Fénelon vendirent le château de Fénelon à Ste-Mondane, ainsi que le domaine, au Fermier-Général de Bouilhac de Barzac et que par la suite sa fille, Ursule, mariée le 10 Avril 1800 à Alexandre comte d'Abzac de la Douze, vendit Fénelon et le domaine à son fermier, Mr Pigner, lequel le legua à son fils, avoué à Gourdon. Il est certain que quelques biens sis à Masclat furent compris dans ces opérations car nous avons trouvé dans les archives du château de Masclat, plusieurs quittances signées Pigner « fermier et intendant de Monsieur le Marquis de la Douze » ; ces actes s'étaient sur les années 1818 à 1823.

(10)   Nous voici arrivés à la fin de cette étude, laquelle paraîtra assez longue, malgré que nous nous sommes efforcés de la raccourcir au maximum. Plusieurs années nous ont été nécessaires pour réunir la documentation la concernant, et il nous plait de remercier vivement toutes les personnes qui ont bien voulu nous aider dans cette tache, en particulier, Mr R. Prat, directeur chef des archives du Lot, Mr Jean Calmon, secrétaire général de la S.E. Lot, Mr le Comte d'Alauzier, Mr J. Lartigaut, nos érudits confrères, Mr l'abbé P. Boisset, lequel a recherché pour nous dans les manusrits du chanoine Albe, à l'évêché de Cahors, les notes concernant Masclat. Enfin, et tout particulièrement en ce qui a trait aux Vervaix, nous avons largement puisé dans les archives de la famille du Pouget, de la Font-Haute de Cazoulès (Dordogne). N'oublions pas, encore, les notes laissés par notre défunt con frère, Mr R. Champou, lesquelles, avec les archives des possesseurs actuels du domaine de Masclat nous ont été de très grande utilité.

(11)   Puissent tous nos confrères et amis, proches ou lointains, qui vouldrons bien consacrer un peu de leur temps à nous lire, trouver dans cette petite histoire de Masclat quelqu'intérêt et y prendre le plaisir que nous avons eu à l'écrire....

H. VIERS                

Lamothe-Fénelon (1969)

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