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MASCLAT EN QUERCY

Le livre des reconnaissances féodale de 1764

(1)   Ce livre des reconnaissances féodales consenties en faveur de la dame de Landon de Saint-Hubert, seigneuresse de Masclat par ses tenanciers dudit lieu est un don de Madame la comptesse de Corneilhan fait aux Archives départementales du Lot le 9 Avril 1958 (Nous rmercions vivement Mr Prat, directeur des Archives de Cahors qui a bien voulu nous permettre de consulter ce document. Notons qu'il exite un descendant de la famille de Corneilhan, Mr le Compte de Corneilhan qui réside dans le département de l'Allier. Ce livre des reconnaissances est coté sur l'indice J217). Il constitue un document exceptionnel de 742 pages manuscrites. En tête du volume on relève que la seigneurie apportée par Thérèse de Lantrom de Saint-Hubert venait de sa mère, Jeanne de Landon-Sauvat, seigneuresse de Masclat à Jean, comte de Corneilhan. Il y est rappelé de Landon fit son testament en 1715 (?).

(2)   Le droit d'acapte de la seigneurie de Masclat est le « doublement » de l'argent et trois deniers de froment conformément aux accords transactions passés entre le seigneur de masclat et les habitants dudit lieu le 30 Avril 1521, devant Riffaudy et le 8 Juillet 1646 devant Corberand et Delmon, notaires. Les cens et rentes avaient également été fixés par ces mêmes accords.

(3)   En 1764, la seigneurie de Masclat rapportait 216 quartons froment, 103 quartons et ½ seigle et autant avoine et 12 sols – poules 207 – manoeuvres 207.

(4)   Les tenanciers étaient soumis à la Taille aux quatre cas ordinaires et au guet et garde au château. Ceux des paroisses étrangères ayant des biens à Masclat ne fournissaient ni poules ni manoeuvres, beaucoup étaient exemptés du guet et garde du château, certains l'étaient aussi de la taille aux quatre cas.

(5)   Il existait également le droit de demi-lods des constitutions des gendres et autres droits seigneureux.

(6)   Les cens et rentes sont payable annuellement et à perpétuité au jour de fête de St-Michel de Septembre et à la mesure de Gourdon, l'argent et les poules à la Noël, le tout rendu au château de la seigneuresse qui est dite « Haute et Puissante dame Jeanne de Landon de Sauvat, veuve de haut et puissant seigneur messire Jacques de Lantron de St-Hubert », habitante en son château de Masclat. Elle tient ce lieu en seigneurie directe avec toute justice haute moyenne et basse avec droits de lods, rentes, acptes.

(7)   Deux fiefs de Masclat étaient dits « fiefs particuliers », le « Mas de Couderc » et celui de « la Gleyolle ». Une reconnaissance faite par le sieur Antoine Treilhes, habitant de Milhac, lequel possédait une maison et grange à las Champs, fait état d'une rente annuelle de six deniers « à quoy elle demeure modérée par l'acte de délaissement fait par messire Louis Ange de Vervaix à Damoiselle Angélique Aymée de Bars le 21e Octobre 1716, devant Barrières notaire, payable lad. Rente annuellement et à perpetuité au jour de St-Michel de Septembre rendue au château de ladite dame... ».

(8)   L'étude du document permet de faire quelques remarques concernant la population de Masclat à plus d'un siècle d'intervalle

(9)   Nous avons vu qu'en 1645 en relevait en ce lieu 140 feux. Or, en 1764 nous n'en trouvons plus que 117, ce qui correspond à une diminution du nombre d'habitants que nous pouvons estimer être d'environ une centaine (en 1645, Masclat, avec ses 140 feux pouvait dénombrer environ 600 habitants et en 1764 nous estimons sa population à environ 500 personnes).

(10)   Quel fut le motif de cette diminution? On peut émettre plusieurs hypothèses : 
1) Conséquences de la révocation de léEdit de Nantes en 1685, les de Vervaix étant de religeon protestante ayant pu entrainer en quelque expatriation certians de leurs tenanciers.
2) Les conséquances de quelques épidémie.
3) Les guerres et en particulier celle des Flandres, lesquelles ont dû faire appel aux jeunes hommes.

(11)   Et peut-être les trois causes réunies ?... Nous savons cependant que Masclat était remonté vers 1800 à 643 habitants (Il est d'ailleurs troublant de constater que c'est aux abords immédiats du château, au Barry, que cette diminution s'est faite le plus sentir, le nombre de feux passant de 47 en 1645 à 28 en 1764).

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