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MASCLAT EN QUERCY

La Seigneurie

(1)   Au XIIIè siècle, Masclat appartenait aux Cardaillac, puis, au siècle suivant aux Thémines. N.. de Cardaillac avait donné à son fils Guillaume, evèque de Montauban, sa vie durant, le bien et villa de Masclat (Ms Albe qui s'en rapporte à Dominicy).

(2)   En 1309, se fit un accord entre Guillaume et Pierre de Lamothe et Bertrand (ou Bernard ? ) de Massaut pour raison de ce que lesdits seigneurs de Lamothe avaient ès paroisses de Payrac et de Masclat (Papiers Champou).

(3)   En 1314, se fit un partage entre nobles Pierre et Guillaume de Lamothe, des rentes et moulins qu'ils avaient en commun ès paroisses de Payrac, Loupiac et Masclat (Papiers Champou).

(4)   En 1317, Pierre de Massaut, damoiseau, habitant de Masclat, échange le tènement des Arcis de la paroisse de Nadaillac avec un autre Pierre de Massault, de Lamothe (Papiers Champou).

(5)   En 1323, Pons de Salignac vend à noble Pierre de Mareuil, une maison, vigne et jardin à Masclat (Papiers Champou- biblio. Cahors G15).

(6)   En 1326, Girbert de Thémines et Bernard de Massaut font une transaction par lequelle ce dernier reconnaît tenir en fief franc et noble, avec serment de fidélité, dudit Girbert, tout ce qu'il a dans plusieurs paroisses, dont celle de Masclat, ainsi que la justice Haute et Basse des lieux de Mareuil et Masclat (G. Lacoste t.lll, p.41 - Inventaire Lamothe-Massaut).

(7)   En 1331, le seigneur Pierre de Lamothe possède un jardin à Masclat, en cette même année, Renaud de Rouffilhac et son frère, Raymond de Mareuil s'accrdent pour leurs droits légitimairespaternels comprenant des rentes assises dans les paroisses de Masclat et Massaut (Papiers Champou - invent. Lamothe-Massaut N° 44).

(8)   En 1332, Géraud de Mareuil (ou de Massaut) tient des terres sise à Masclat (Papiers Champou).

(9)   En 1333, Guillaumette Ayts, soeur de Pierre Ayts, damoiseau d'Aillac (Périgord) est la femme de Pierre de Rouffilhac, damoiseau de Masclat. Pierre Ayts constitue à sa soeur une dot de 6000 sols tournois payable 16 livres par an (idem. G. Lacoste t. III, p. 169).

(10)   En 1345, Géraud de Massaut est damoiseau de Masclat, Il dcda vers 1346-1347 (idem. G. Lacoste t. III; p.169).

(11)   En 1350, Ricart de Mareuil, seigneur de Masclat hommage  Guillaume de Thémines (idem. G. Lacoste t. III, p. 169).

(12)   En 1370, Bertrande, fille de feu Ichier de Concorès, seigneur de Masclat, se marie avec Pierre Jean de Masclat (Papiers Champou).

(13)   Le 11 Avril 1390 à Sarlat, Pierre de Bonnecoste, damoiseau de Domme Vieille (Périgord), agissant en qualité de Jeanne de Rofilhac, sa femme, rend hommage à Regnault de Pons, vicompte de Turenne, pour des biens sis à Carlux et à Masclat, dont des terres au Village de Couderc (idem cf. Arch. Nles T 193 56 liasse 173).

(14)   Nous voyons donc que de nombreux seigneurs ou cosseigneurs avaient des biens en ce lieu de Masclat, nous avons vu que très tôt la seignurie de ce nom fut aux Cardaillac et qu'ensuite elle fut aux Ithier (ou Ichier) de Concorès et que Bertrande, fille de Ichier, se maria avec Pierre de Masclat ( de Gazeton dit de Masclat), devenue veuve elle se remaria avec Hugues de Lopdat. En 1397, elle testa au château de Montcalou, paroisse de Gaumier (Périgord), léguant à son mari la borie de Pech Rigal à St. Clair, et le lieu de Masclat (Ms. Albe et J. Lartigaud : Bull. S.E. Lot, 1967 2è fasc. p.110).

(15)   En 1452, messire Pierre de Brézé, recevait l'hommage de la Dame de Masclat, laquelle promettait son prochain dénombrement (Selon Albe, cette dame de Masclat était Damoiselle Peyronne de "Loupiac", en fait, il faut lire "Peyronne ( ou Pétrone ) de Lopdat". Cette dame était damoiselle Peyronne ( ou Pétrone ) de Lopdat. En 1465, sa soeur, noble Sebelic de Lopdat, était en secondes noces la femme de noble Jean de Vervaix, elle est dite seigneuresse pour moitié du lieu de Masclat. En premières noces, elle avait épousé N... de Lagarde dont elle avait eu un fils du nom Gradisse ( cité en 1466 ) ( Communcation de Mr. J. Latigaut ).

(16)   Ces soeurs terminaient la famille de Lopdat, dit parfois : Lopdat St. Gily, et elles possédaient chacune la moitié de la justice et du château de Masclat

(17)   Peyronne ( ou Pétrone ) déjà citée, était la femme de N.. de Gauford, dit aussi Fréno d'Auriole, bourgois de Cahors et seigneur de nombreuses seignuries, elle dut décéder peut avant 1466 car aux assises du 19 Mai de cette année-là il est dit que "dernièrement" il n'y a pu avoir d'assises à Masclat à cause de la mort de noble Pétrone de Lopdat (Communication de M. J. Lartigaut ).

(18)   Du mariage de Pétrone et de Fréno vinrent deux enfants ...... en 1468, ccoseigneurs de Masclat :
1er - Jean de auriola, alias Gironda, qui continue la famille Auriole, il est dit coseigneur de Masclat et de Montcalou.
2è - Delphine de Auriola, déjà mariée à Jean de Blanchefort en 1468, d'où les Blanchefort, coseigneurs de Masclat.

(19)   Les Blanchefort venaient de Rouergue, Jean de Blanchefort n'eut qu'une fille dont héritèrent les Fontanges ( Ms. Albe - Cahors ). Nous retrouvons, au XVIIè ces Fontanges à Masclat.

(20)   Jean et Delphine d'Auriole, seigneurs pour moitié de Masclat hommagent, l'un personne, il est évêque de Montauban, l'autre pour son mari, Jean de Blanchefort, chaqun pour quart de cette seignurie et pour partie de la seignurie de Montcalou ( Ms. Albe - Cahors ).

(21)   Dans son dénombrement de 1504 ( n.s. ) Jean d'Auriole, évêque de Montauban disait tenir 1/4 de Masclat avec toutes justices, du seigneur d'Aydie ( Pons d'Aydie ), à cause de la châtellerie de Carlux, le 1/4 du château de Masclar, un jardin, 20 journaux de vigne donnant 5 livres argent et des rentes de 8 charges 6 cartons de froment, 3 charges 5 cartons seigle et autant d'avoine, 9 livres argent, 6 livres de cire, 40 journées de corvées, 20 paires de poulhailles, plus sur le village de la Gleiole, dans cette seignurie de Masclat, 4 cartonsfroment, 2 cartons seigle, 2 cartons 2 setiers d'avoine, 1 paire de poulhailles et 1 journée de corvées. Le tout est rachetable et ce qu'il a à Masclat est tenu en viager par Jean d'Auriole, chanoine de Montauban ( Ce dénombrement de 1504 a été analysé mais non publié par Mr le compte d'Alauzier ( fonds Greil n° 138 f° 45 ) Con de Mr J. Lartigaut ) (1).

(22)   De son côté, Jean de Blanchefort, dénonbrait 1/4 de cette seignurie de Masclat avec 7 charges 1/2 froment, 4charges 1/2 seigle, 3 charges 1/2 avoine, 7 livres 1/2 argent, 6 livres de cire, 20 paires de poulhailles, 3 journaux de près et 50 de vignes, et en Pérogord, 1/4 de Montcalou ( idem à 1 ) - fonds Greil f° 29. Indiquons que les Blanchefort, à Masclat, portaient "d'or à six cotices de gueules" ( cf. Mr J. Calmon ).

(23)   A cette époque, en 1503 ( 1504 n.s. ), Jean de Masclat ( de Vervaix ) dénombrait, relevant de Mr de Pons, pour Masclat, 15 charges froment, 7 charges 1/2 seigle, autant avoine, 18 livres argent, 12 livres cire, 80 journées de corvées, 80 poulhailles, 80 journaux de prés, 50 de vignes, le labourage de 2 paires de boeufs et 6 charges de froment.

(24)   A Cazalset à Salviac, 26 quartes froment, 11 d'avoines, argent 2 livres 6 sols et 1 livre cire, 2 petits moulins indivis avec son cousin de Blanchefort qui valent 2 charges de mouture, plus Montcalou en Périgord ( Analysé par Mr d'Alauzier - Con de Mr Lartigaut ).

(25)   Les d'Auriole et les de Vervaix nommaient le juge de Masclat (Ms Albe à Cahors).

(26)   En Mars 1535, mourut Antoine d'Auriole, fils unique de la maison d'Auriole à Cahors, sa succession vint à sa soeur ainée, femme du Sr de Cabrerets, par substitution de feu Mgr Jean d'Auriole, évêque de Montauban, conseiller en Parlement de Toulouse et baron de Gramat ( Livre de main des du Pouget ). Ce dernier, le 26 Septembre 1499, à Roc'Amadour, dans la maison dite de "la Carreta", avait fait un échange avec Pierre Pauc, alias Ponisso, marchand de Roc'Amadour. Jean d'Auriole est dit coseigneur de Peyrilhes, conseiller du roi au Parlement de Toulouse.Pierre Pauc donne des cens dur trois mas dans la juridiction de Peyrilhes et reçoit en échange 5 quartons 1/2 froment, 9 cartons 1/2 seigle, 9 quartons avoine, 10 sols, 2 gélines, 1/2 livre de cire de cens avec acaptes assignés sur le 1/4 de Masclat que possède Jean d'Auriole. La ratification de cet échange fut faite par Raymond Pauc, frère de Pierre ( Lot - Registre de Linars notaire de Martel, non classé f° 15, communiqué par Mr. Lartigaud ).

(27)   Revenons un peu en arrière et nous trouverons, le 20 janvier 1466, un acte de sucession de Pierre de Rouffilhac, damoiseau de Masclat, lequel avait des droits sur Masclat et sur le village de Lalande, alias Mossac, paroisse de Fajoles et sur la borderie du Pech Molier, paroisse de Ste -Mondane ( Le village de Moussac près de Masclat ).

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