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MASCLAT EN QUERCY

Les de Vervaix

(1)   Le 25 Janvier 1457, Jean de Vervaix faisait un bail à fief àSalviac, dans l'acte il est dit seigneur de Masclat et de Montcalou (Papiers Champou, cf. Collection Gary - Les Vervaix portaient «d'azur au lion d'or»(Esquieu) ou «d'azur à cinq bandes d'or» (Morena - Quercy). On trouve plusieurs orthographes : Vervay - Vervays - Vervaix - Vervais. Nous avons vu que ce Jean de Vervaix avait pour épouse noble Sébélic (ou Sybille) de Lopdat, en 1463, il était en procèss avec Guy de Pons, vicompte de Carlux de la justice de Masclat ainsi quepour les droits de taille, guet, guarde, etc... (Papiers Champou cf. Arch. Nles T193 29 liasses 97)

(2)    Deux ans après, le 29 Août 1465, Guy de Pons recevait de Jean de «Vervay», foi et hommage de la paroisse de Masclat au titre de château et châtellenie de ce lieu avec toute justice haute moyenne et basse, comme mari de Sibille de Lopdat et procureur de Pétronille de Lopdat, soeur de la «dame» de Masclat (Sébille ou Sibille...) (Papiers Champou cf. Arch. Nles T 193 29 Liasse 97)

(3)    Au cours de nos recherches nous avons découvert une copie de deux parchemins. La première partie de cette copie dit ceci : «Le grand parchemin est un acte de l'an 1474 receu par Reynaldie note qui contient vente faicte par Antoine Lerché du lieu de Masclat, à Jean Chausse dudit lieu, d'une vingtième parti du village de Couderc qui confronte avec le terroir dud Masclat de toutes partz et qui par conséquent n'est pas compris dans les terres de Masclat puisqu'elles luy servent de confrontations ledt village soit dans la juridiction et paroisse de Masclat et ce pour le prix de 2 livres et quatre double sous larente pour led vingtiemme de demy carton froment mesure de Gourdon et 12 derniers argent».

(4)   La seconde parti dit : «Le petit parchemin contient recognaissancefaicte par Jean, Pierre, Jean et auter Jean Lerché, frères, fils à feu Antoine du lieu de Masclat faisant aussi pour Jacques et Jeanne Lerché leurs autres frère et soeurà Jean de Vervays et Cébellie de Lopdat mariés, seigneurs pour moitié, à Jean d'Auriole seigneur pour un quart et à Jean de Blanchefort seigneur pour l'autre quart dud Masclat d'une troisième partie de la sixiesme partie de toute la juridique dud Masclat à l'exclusion et exception de la part vendeue à Marguerite Lerché verve d'Hugues Fournier, sous le cens et tente de neuf cartons et la troisiesme partie d'un carton froment, quatre cartons avoine mesure Gourdon, 23 sols 4 deniers tournoys, u?? livre de cire, une paire poules et la troisiesme partie d'une polle, deux journées et la troisiesme partie d'une journée, Lad rente aux quatre cas, receu par Martin Note» (Ce papier, de format 17 x 25 se trouvait dans le Taillable de Masclat (1645), il n'est pas signé).

(5)   Jean de Vervaix faisait, en 1480, donation à ses trois fils, Adhémar, Guy et Jean, des biens qu'il avait acquis dans les paroisses de Cazals, Marminhac, Salviac et Dégagnac, de la Borie du Couderc en la paroisse de Masclat et de la Borie de la Gleiole dans les paroisses de Masclat et Fajoles (Papiers Champou, cf. Bull. S.E. Lot 1898).

(6)   En 1516 - 1517, Jean de Vervays, écuyer, seigneur de Masclat, «âgé de 66 an» avec deux de ses frères, avait fait la compagne de Naples (Sans doute Jean, frère d'Adhémar et de Guy, tous trois fils de Jean de Vervays et de Sebylle de Lopdat... (Papiers Champou).

(7)   Par pacte du 26 Janvier 1520 (1521 n.s.) Jehannede de Vervays, fille de noble Fean de Vervays (nous pensons à la petite fille de Jean de Vervays et de Sébylle de Lopdat et fille de Jean de Vervays et de Françoise de Machat dont vint un fils, François de Vervaix, écuyer, coseigneur de Masclat et de Montcalou, qui épousa par contrat du 11 Septembre 1557, Jeanne du Pouget, fille de noble François du Pouget et d'Hélix de Commarque. Le frère de Jeanne du Pouget, Jean-Antoine, fonda la branche de Nadaillac-de-Rouge (Archives du Pouget - la Fonte-Haute D19 - 1)), seigneur de Masclat et de Montcalou, épousait noble Jean de Vassal, fils de feu noble Jean de Vassal «seigneur de Vassal» ; traitant : noble François de Vassal, religieux O.S.B. Et Jean de Vassal, seigneur de «La Toretta», oncles dudit Jean, Antoine et Jacques Vassal se frères, Guy de Vervays, seigneur de Conhac (Cougnac) et Jean de Vervays, seigneur de Peyrilhes, frère et oncle de la future Jean de Blanchefort, seigneur de Masclat et autres parents et amis - Dot 1.200 livres ts, 600 le jour des noces et le reste à raison de 30 livres par an - Le père de la future l'habllera selon sa faculté et à l'ordonnance du seigneur de la Torretta et autres parents (communiqué par Mr Lartigaut cf. Fonds Vassal St. Gilly liasse 5 original. Nota : Les Vassal de la Torrette possédaient le château de ce nom dont il ne reste que des bâtiments en voie de destruction par abandon sur la commune de St. Julien-de-Lampon (Dordogne - H. Viers).

Procédure concernant les limites des paroisses de Fajoles et de Masclat

(8)   (Con de Mr Lartigaut, texte extrait des archives du château du Vigan 2è partie (non classée) - Cahier parchemin incomplet 36 f°. Nous tenons à remercier très vivement.

(9)   Au risque d'allonger le texte de notre étude de Masclat, nous ne pouvonspasser sous silence une partie de la procédure qui s'engagea en 1544 à Toulouse au sujet des limite des paroisses de Fajoles et de Masclat :

«15 Septembre 1544 à Toulouse .....

(10)   Devant Guy Berbiguieres, conseiller du Roi au Parlement, commissaire député et exécuteur d'arret, à comparu Me Pierre Gatignol, procureur en ladite cour, et Me Jean Caumen, chanoine du Vigan et recteur de l'église N-D de Fajoles, lequel a dit qu'au procès devant le Parlement introduit par led Caumen appelant du sénéchal de Quercy ou son Lieutenant au siège de Gourdon d'une part et Me Antoine Galtier, curé de l'église paroissale de Masclat d'autre part avait été donné arrêt du 9 Avril 1543 avant Pâques - Par cet arrêt les parties avaient été admises à articuler. Il fut ordonné également que les parties jouiraient respectivement des terroirs contentieux suivant la transaction mentionnée dans cet arrêt dont le procureur Gatignol demande l'exécution».

(11)   «Lettres royau» sur le procès portant sur les limites des paroisses de Fajoles et de Masclat et sur les fruits décimaux du terroir del Debat alias de Bereventeset autres terroirs entre le syndic du chapitre du Vigan et ledit Jean Caumen etc... d'une part et Me Antoine Galtier etc... et Jean de Blanchefort, seigneur de Masclat.

(12)   Il est dit que le recteur de Fajoles a 2/3 des fruits décimaux et le chapitre du Vigan 1/3.... il est fait rappel de la transaction du 18 Mars 1500 retenue par Me Géraud Palot notaire.

(13)   Textes des lettre de commission de Guy de Berbiguières en date du 7 Août 1544.

(14)   Le 16 Septembre à 10 heures le commissaire avec son clerc accompagnés de Me P. Gatignol partent de Toulouse, ils arriveront le 18 à Payrac où le commissaire s'installe au logis de Georges Chalon. Le lendemain, à Payrac, Me Gatignol demande l'exécution ; le commissaire assigne le recteur de Masclat mais ce dernier récuse le lieu de payrac comme suspect... L'assignation est reportée au lieu de Lamothe-Massault, le 20, en la maison de Me Anthoine Moyse, prêtre. Cependant les procureurs de Me Galtier demandent un délai car leur partie n'a pu trouver un avocat, la cour du Sénéchal de Quercy se devant tenir tant à Gourdon qu'à Sarlat (ce qui laisse à comprendre que les avocats plaidaient devant les deux cours).

(15)   L'assignation est reportée au Lundi 22 Septembre...

(16)   Ce jour-là, Me Louis Rastelli , licencié, pour ledit Galtier, demande un délai car il n'a reçu que ce jour les pièces du dossier.

(17)   Après tous ces atermoiements le commissaire ordonne enfin l'exécution de la transaction de 1500 de la façon suivante :

(18)   Il sera planté une «boule» (borne) entre les appartenances du Mas de Mossac (qui est au seigneur de Lamothe, de nos jours Moussac) et les terres des habitants de Masclat prèe du lieu dit de « l'Arénie » espacé de 92 pas du côté du chemin de Gourdon vers St. Julien, et de cette boule tirant au lieu dit del Lac (là où érait un châtaignier lors de la transaction de 1500) il sera planté une autre boule. Et de là tirantdroit à un chêne situé au bord du chemin de Gourdon à Masclat où il sera planté une boule. Et de là tirant droit vers un soc (souche) à la Croixdite de Carencel (ou Caminel ?) et il y sera planté une boule.

(19)   Ensuite on suit le chemin allant vers la Croix de Caminel (?) jusqu'à un petit chemin allant vers le mas de la Bessière - On plantera une boule à la jonction des deux chemins. De cette boule on tend vers le chemin allant à Masclat où il sera planté une autre boule.

(20)   Par rapport à ces limites, le recteur de Masclat joulta des dîmes du côté Masclat et le recteur de Fajoles des dîmes des terroirs situés du côté de Fajoles et Gourdon, de plus ce recteur de Fajoles joutra de la possession du mas de Moussac.

(21)   Le lendemain, 23 Septembre, se fit la "montrée" des lieux - Le commissaire se transporte au chemin de Gourdon vers St Julien près du village de Mossac, de là Me Gatignol a conduit le commissaire le long d'une muraille dite " La muraille seque" jusqu'à un lieu qu'il a dit être l'arénie mentionnée dans la transaction (de 1500).

(22)   Me Galtier déclare qu'il y a à cette muraille des terres de Mossac et des terres de Manobre. Une contestation s'élève sur l'emplacement de arénie.

(23)   Me François de Savignac, recteur de Nozac dit "qu'un arénie estoit un lieu duquel on tiroit l'arène ou sable pour bastir ou bien ung lieu où y avoit une myne de fer".

(24)   La "montrée" du lieu appelé " Le Lac" amène une nouvelle contestation, ainsi que l'emplacement du châtaignier... De là on va au chemin de Gourdon à Masclat où étaitun chêne et depuis la muraille sèche on tire en ligne droitepuis l'on suit le chemin de Gourdon à la Croix de Carencel (ou de Caminel) où il y a un soc, puis on suit le chemin précédent jusqu'à un petit chemin qui allait au mas de Bessière et en ce lieu l'on a trouvé que des pierres qui sont d'après Caumen des démolitions des maisons du mas de la Bessière, ce que la partie adverse conteste...

(25)   De là on va au chemin tendant vers Masclat où ce trouve la terre herme mentionnée dans la transaction (de 1500).

(26)   On procède ensuite à la montrée des lieux par la partie du recteur de Masclat.

(27)   Départ du canton de la muraill "sèque" qui sépare les terres de Mossac des appartenances de Masclat. L'arénie se trouve près de la muraille, ce conteste Caumen.

(28)   On vint ensuite au lieu dit " le Lac" où.... il n'y a pas de lac, pas plus que de châtaignier dans le voisinage..., puis au chemin de Gourdon à Masclat où un désaccord s'élève concernant l'emplacement du chêne...

(29)   De là on va à un chemin tirant vers le lieu de "Carencel" jusqu'à un châtaignier "escorné" dans la terre de Jean de Viers. Pas de souche ; en continuant ce chemin, Galtier a montré un petit sentier tirant dans les terres de la Bessière, la partie adverse n'est pas d'accord sur le lieu..., de là les parties sont allées sur un autre chemin allant de Masclat à Caminel jusqu'à la terre herme, la partie adverse n'est pas d'accord sur l'emplacement.

(30)   Mardi 24 Septembre, de l'accord des parties, Me Antoine Coderci, lice,cié es droit, recteur de Souillac est choisi comme adjoint au commissaire. Ce dernier ordonne que les parties nommeront des experts pour désigner les limites fixées par la transaction (de 1500).

Articles de la partie du recteur de Fajoles :

(31)   Il est dit que la paroisse de Fajoles confronte les paroisses de Masclat, Rouffilhac, St. Cirq Magdelon et de "Saint-Prémudan" (Note de Mr Lartigaud - Est-ce une forme ancienne de Ste-Mondane ou une cacographie ? de toute façon, nous ne voyons aucun lieu dont l'orthographe soit approchante de celle du texte.) ; le recteur de Masclat s'efforce d'occuper le terroir del Debat, "autre-ment de Bénéventes" et autres terroirs situés dans la paroisse de Fajoles. Il dit qu'entre les terroirs d'Armand de Salinhac, écuyer, seigneur de La Mote et Fénelon, appelés "La borie de Mossac" et les terroirs de P. et Jean Virols, séparés par la muraille sèche qui appartient à Salinhac et ferme le terroir de Mossac, se trouvait un "pal sive piger" touchant ladite muraille et à 92 pas de la combes où étaitle fosse où était l'arénie.

(32)   A ce pal était la division des paroisses de Fajoles et Masclat. La distances du pal jusqu'au canton de la muraille faisant un coude du côté du chemin de Gourdon à St-Julien était de 88 pas.

(33)   Le Terroir de Mossac est de la paroisse de Fajoles, la paroisse commence au lieu dit "le pal sive pigou" et de là en suivant la combe jusqu'au la nommé "del Bat petit" passant près d'un ayaral sive botge de Beneventes et laissant l'ayral à main droite à 174 pas était une boule "que les gens anciens" ont vue. Le lac est situé au bord du chemin par lequel on va de Masclat à St-Cirq Magdelon et la division prend au milieu du lac, et à côté il y a un châtaignier. De là on descend la combe... jusqu'au chemin de Gourdon à Masclat où il y avait un "chaine forçat" que "plusieurs gens anciens" ont vu, lequel chêne a été coupé et " à l'aventure par industrie ou défendeur".

(34)   On traverse ensuite le chemin de Masclat à Gourdon au terroir de la "Quillie" et en suivant les terres labourable jusqu'au chemin de la Croix de Carencel au village de Sales et en suivant ce chemin jusqu'à la terre de Anthoine Deviers de Caminel où il y a à main gauche un "maran ou broal" (un fossé) où il y a un chemin faisant la limite de la paroisse de Fajoles.

(35)   Une borne devrait être plantée à l'angle de la terre d'Anthoine de Viers, dite autrefois de "la galiane"... le fossé touche à la terre de Jean de Viers et de là prenant le chemin de Caminel jusqu'à la Croix de Carencel (ou Caminel ?) où est la limite de la paroisse.

(36)  Telles sont les limites de la paroisse de Fajoles dans lequelles sont situés les terroirs de Mossac, de la Quille et del Debat autrement Beneventes.

(37)  Le Mercredi 25 Septembre, la partie du recteur de Fajoles a assigné à La Mothe neuf témoins dont Jean Maury, hoste de Fajoles (aubergiste), puis a assigné àprocédure... (Le document s'arrête là, la suite manque (Mr Lartigault)).

   Revenons à la seignurie de Masclat.

(38)  Nous avons vu que François de Vervaix avait épousé le 11 Septembre 1557, Jeanne de Pouget. François testa le 4 Mars 1568, devant Gauvit, notaire royal, nommant sa femme et ses fils, entre autres, Jean de Vervaix, seigneur de Masclat, qui épousa par contrat, devant Dufour, notaire royal, le 17 Mars 1582, damoiselle Claude de Beynac (Archives du Pouget - La Font-Haute D19 - 1, p. 73- Maintenue de Laurent de Vervaix - Biblio. Nle ms Français 32 295 F° 201-4.4.1699).

(39)  François de Vervaix, qui s'était rallié aux idées protestantes, s'empara en Novembre 1577 de Nabirat (Périgord), il parcourut le nord de Quercy ruinant églises et châreaux, à Roc'Amadour, à Vayrac, à Martel (L'église de Cahors à l'époque moderne, par Ch. Sol p. 154).

(40)  Le château de Nabirat fut repris peu de temps après par Charles de Beaumont, seigneur du Repaire de Nabirat et de St-Aubin, qui avait épousé Antoinette du Pouget (Généalogie du Pouget).

(41)  Nous allons maintenant retrouver d'autres seigneurs ou coseigneurs à Masclat, conjointement avec les de Vervaix.

(42)  Dans ses manusrits, le chanoine Albe (Manuscrits Albe à l'évêché de Cahors) indique :

(43)  "En 1559, Antoine de Fontanges du Chambon épousait Françoise de Blanchefort, fille du coseigneur de Masclat. Leurs fils Pierre, qui fut capitaine à Soullac, fut marié en 1595 à Isabeau de Lagarde de Saignes de qui naquit noble Gabriel Aldon de Fontanges (Nous retrouvons ce personnage au cours de cette étude), lequel testait en 1674 demandant à être enterré ) l'église de Masclat au tombeau de ses prédécesseurs ( Les Fontanges portaient «de gueules au chef d'or chargé de trois fleurs de lys d'azur», couronne de marquis, tenants deux anges, l'un tenant une epée, l'autre un rameau d'olivier. Devise : «Tout ainsi Fontanges, la paix ou la guerre». D'après Froidefond, en Périgord, le chef est d'argent (con de Mr J. Calmon.)»).

(44)  «Gabriel Aldon de Fontanges, coseigneur de Masclat, avait épousé Anne de Mirandol dont ikl eut deux fils et deux filles».

(45)  Nous dirons qu'en realité Gabriel Aldon de Fontanges eut trois fils et trois filles, ainsi qu'il ressort de son testament fait le 14 Mai 1674 (P?????? mile de Marsis (original) - de Mr Lartigaud).

(46)  Dans ce testament il est dit seigneur de La Borie, paroisse se St.Germain, et il élit sa sépulture (comme il est dit par le chanoine Albe) en l'église de Masclat.Il donne la moitié de ses biens à noble Barthélémy de Fontanges, son fils. A son autre fils, Jean François de Fontanges 2.000 livres, à Françoise, sa fille, 1500 livres, à Catherine, sa fille 2.000 livres, à Marguerite-Marie, sa fille, 2.000 livres. Son fils aîné, religieux, profès de Chancelade, a refusé toute succession ou pension.

(47)  Albe dit encore que Jean-François, Marquis de Fontanges, épousa Marie de Montal, fille de noble François de Montal et de Marie de Lalbertie, de Lamothe-Cassel, dont vint une fille, Marie de Fontanges, baptisée à St-Germain parce que ses parents avaient le château de Laborie. Elle fut reçue à St-Cyr en 1706 (Le château de Laborie est un fief distinct de la seignurie de St-Germain, appartenait vers 1450 aux Belcastel, seineurs de Campagnac et la Borie - Con de Mr Lartigaut).

(48)  Les de Vervaix furent longtemps seigneurs ou coseigneurs de Masclat, c'est ainsi que nous verrons Samuel de Vervaix, siegneur de Masclat, Montcalou et Laval, se marier avec Françoise de Saint-Aulaire, veuve de Henry de Cosnac. Françoise était de famille protestante (Bull. Sté des Etudes du Lot, 1er sasc. 1955 – Archives de Blanat et de St-Michel, p. 45 cf. Melle Bourrachot – Françoise de St-Aulaire avait épousé en 1608 Henry de Cosnac).

(49)  Samuel de Vervaix, également, de religeon protestante, faisait, le 7 Janvier 1630, pour lui et pour noble Pierre de Vervaix, seigneur de la Plasse et demoiselle Gaspare de Vervaix, frère et soeur, une transaction avec noble Marc Antoine d'Albert, seigneur de Pomyers, faisant pour lui et pour damoiselle Françoise d'Albert, sa fille, épouse de noble Antoine de Rodorel, seigneur du Roc.

(50)  Par cette transaction, le sieur d'Albert faisait cession et transport audit Vervaix de tous ses droits et prétensions sur la terre et seigneurie de Laval, sous la réserve des biens situés dans cette paroisse de Laval et appartenant à feue damoiselle Marguerite de la Loubreyrie, femme de Guy de La Faye, seigneur de Mareuil, sa tante (Archives du Pouget – La Fonthaute D 7 – 5, p. 28).

(51)  Une autre transaction eut lieu le 17 Février 1644 entre Antoine de Vervaix, fils de Samuel, et Marc Antoine d'Albert et le seigneur de Ferrières.

(52)  Anthoine de Vervaix, seigneur justicier et direct pour moitié de la seigneurie de Masclat avait épousé, vers 1635, Angélique de Beaumont, soeur de Laurent III de Beaumont-Verneuil et fille de Laurent-Philibert de Beaumont, seigneur de Payrac, et de Catherine de Toucheboeuf-Clermont (Ms Albe – Payrac. Manuscrits de l'évêché).

(53)  Nous retrouvons Antoine de Vervaix dans l'analyse du Taillable de Masclat (1645).

(54)  Le 9 Juin 1655, noble Anthoinr de Vervays, seigneur de Masclat et de Laval, constitue son procureur messire Jean Jacques d'Isam de Fraissinet, seigneur et prieur de Catus, pour remettre en son nom la somme de 6.000 livres à Gaspare de Vervaix, dame de St-Léger. Cette somme a été empruntée à messire Jacques de Clermont, comte dudit lieu, seigneur de St-Projet et de Vertilhac, vicompte de Besse et Thégra, à noble J. De Lanzac, seigneur de Cormet (ou Sermet?), et à noble Jean Marc de Gaulejac, seigneur de Lacam (Etude de Me Manières-Mézon – Bornes Not. (aux Arch. Dép. Du Lot) – Le Vigan)

(55)  A la fin du XVIIè siècle, Laurent de Vervays sera le dernier seigneur de ce nom à Masclat, il titre seigneur de Masclat et de la Gleyolle (La Gleyolle, village de la paroisse de Masclat) et dans un acte des Archives d'Etat-Civil (archives paroissiales) de Lamothe-Massaut, le 11 Août 1669, il signe : « Lagleyolle ».

(56)  Laurent de Vervays avait épousé Claude-Simone de Lostanges.

(57)  Signalons encore que le 22 Novembre 1674, à la naissance d'un fils de Me Pierre Lagarde, procureur d'office de Lamothe- Massaud, Antoine, fut marraine noble damoyselle Marie de Vervay de Masclat, qui signe : Marie de Masclat.

(58)  Notons, revenant en arrière, qu'une Françoise de Vervays épousa Jean de la Rue, Seigneur de la Rue. Leur fils fit hommage en 1607 à l'évêque de Tulle (Le château de la Rue par M.J. Calmon dans Bull. S.E.Lot, 1961, p.140).

(59)  Enfin, François de Vervays, seigneur de Peyrilhes, apparenté aux seigneurs de Masclat, se vit intenter un procès par Joseph de Bideran, seigneur de Mareuil, devant le Sénéchal de Cahors. Dans les attendus de ce procès il est dit que François de Vervaix s'était emparé de la personne de Louis de Bideran, frère de Joseph, et le retenait contre son gré. François de Vervaix, curateur de Louis de Bideran (1671) avait été également curateur de Joseph (1669) (Archives du Pouget-La Fonthaute D 14 – 2 et D 14 – 6, p.p. 6, 51 et 55).

(60)  Il nous parait intéressant, avant de continuer l'étude des familles qui eurent la seigneurie de Masclat, de procéder à l'analyse du « Taillable » de cette jurisdiction, établi en 1645 ( Ce document nous a été obligeamment communiqué par Mr Prat. Directeur – Chef des Archives du Lot. Entièrement manuscrit, il comporte 500 folios).

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